Lors d’une réunion du CSE Appli, la CFTC n’était pas opposée au principe des chèques-vacances, mais a exprimé plusieurs réserves sur la proposition d’ouvrir une seconde campagne en septembre 2026. [Pour lire la déclaration CFTC, cliquez sur ce lien]
1. Une mesure qui s’éloigne de l’objectif initial
- Le dispositif a été conçu pour accompagner les départs en vacances de printemps et d’été.
- Une campagne en septembre intervient après la période traditionnelle des congés et modifie donc la logique initiale du dispositif.
2. Une justification insuffisamment démontrée
- Le bureau du CSE Appli (CFDT, Lien UNSA et CGT) met en avant une baisse de participation de 35 %.
- Pour la CFTC, les éléments présentés restent essentiellement descriptifs et ne démontrent pas qu’une campagne supplémentaire permettra effectivement d’augmenter le nombre de bénéficiaires.
3. Un manque de données chiffrées
- Le dossier ne fournit pas d’analyse quantitative sur l’impact attendu de cette nouvelle campagne.
- Il ne permet donc pas d’évaluer précisément l’effet que pourrait avoir cette mesure sur les souscriptions ou sur la consommation du budget restant.
4. Une réponse qui semble avant tout budgétaire
- La CFTC estime que le projet apparaît davantage comme une solution destinée à améliorer le taux d’utilisation des crédits disponibles qu’une véritable réponse aux causes de la baisse de participation.
5. Les vrais freins sont ailleurs
- Plusieurs salariés rencontrent des difficultés avec les chèques vacances dématérialisés :
- activation du compte ;
- utilisation de l’application ANCV ;
- acceptation du paiement par certains prestataires.
- Les salariés remontent également :
- un taux de subvention trop bas qui ne rend pas l’offre attrayante
- des restrictions compliquées a appliquer
- un mode opératoire contraint avec une fenêtre de tir très restreinte
Ces difficultés peuvent expliquer en partie la baisse du nombre de souscripteurs.
6. Des solutions alternatives à privilégier
- Avant de lancer une nouvelle campagne, la CFTC estime qu’il serait pertinent de renforcer :
- l’accompagnement des salariés ;
- la communication sur le dispositif ;
- la formation et l’aide à l’utilisation des chèques vacances dématérialisés.
En résumé
La CFTC a considéré que la seconde campagne était une réponse insuffisamment argumentée à la baisse de participation. Traiter les difficultés rencontrées par les salariés dans l’utilisation du dispositif et disposer d’une analyse plus solide démontrant l’efficacité attendue de cette nouvelle campagne aurait été à notre sens, une bien meilleure approche.
