Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Agirc-Arrco : nous votons la revalorisation des pensions, mais dénonçons le chantage patronal

La CFTC a voté en faveur d’une revalorisation de 1,4% des pensions de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Un choix de responsabilité pour préserver, même modestement, le pouvoir d’achat des retraités, qui ne doit toutefois pas masquer l’intransigeance du patronat.

Une revalorisation insuffisante face aux besoins des retraités

A l’issue des négociations entre partenaires sociaux, la revalorisation des pensions complémentaires Agirc-Arrco a été fixée à 1,4%. La CFTC a choisi de voter cette mesure de responsabilité, afin d’éviter que les retraités ne subissent une nouvelle absence de revalorisation.

Pour autant, ce résultat reste inférieur à ses revendications. Après l’échec des négociations d’octobre 2025, qui avait entraîné le gel des pensions pour plus de 15 millions de retraités du secteur privé, la CFTC défendait cette fois une hausse proche du plafond autorisé, soit 1,9%.

Cette demande reposait sur deux constats : le pouvoir d’achat des retraités demeure sous pression dans un contexte économique difficile, tandis que les réserves financières du régime Agirc-Arrco dépassent les 90 milliards d’euros. Pour la CFTC, la solidité financière du régime doit permettre de mieux soutenir les pensionnés.

Le patronat accusé de fermer la porte au dialogue

Au cours des négociations, le patronat a fait évoluer sa proposition initiale de 1,2% à 1,4%. Une évolution présentée comme une concession, mais que la CFTC juge largement insuffisante.

Cette proposition finale correspondait en réalité au mandat initial du patronat. Elle ne traduit donc pas, aux yeux de la CFTC, une véritable volonté de compromis, ni un dialogue social à la hauteur des enjeux.

La CFTC déplore ainsi une attitude inflexible, alors même que les retraités font face à des difficultés de pouvoir d’achat et que les réserves du régime offrent des marges de manœuvre.

Préserver le pouvoir d’achat et revoir les règles du régime

En votant cette revalorisation de 1,4%, la CFTC fait le choix d’une avancée, même limitée, plutôt que d’un nouveau gel des pensions. Ce vote ne signifie toutefois pas qu’elle approuve les conditions dans lesquelles l’accord a été obtenu.

Elle dénonce le rapport de force imposé par le patronat et demande une refonte urgente des règles de pilotage de l’Agirc-Arrco, afin que les futures décisions tiennent davantage compte de la situation des retraités et de la capacité financière du régime.

Pour la CFTC, protéger les retraités exige davantage qu’une hausse minimale : cela suppose un dialogue social véritable et des décisions à la hauteur des enjeux de pouvoir d’achat. 

D'autres articles ...

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Recevez les mises à jour régulières

Nos idées t'intéressent ?
Qui sait : un jour tu auras peut-être besoin de la CFTC ?

N'hésite pas à nous joindre directement !

La CFTC respecte la RGPD