Etude OPIIEC sur l’évolution des métiers de l’ingénierie de construction et d’aménagement

Les avancées technologiques, les évolutions réglementaires, les fluctuations économiques et les préoccupations environnementales actuelles posent d’importants défis en termes de compétences, de formations et de besoins en recrutement pour les entreprises du secteur de l’ingénierie.

Cette étude de l’OPIIEC propose des orientations stratégiques pour anticiper ces enjeux à horizon 2030.

L’ingénierie de construction et de l’aménagement : de quoi s’agit-il ?

L’ingénierie de construction et d’aménagement se compose de sociétés d’ingénierie indépendantes spécialisées dans le domaine du bâtiment et des infrastructures. Elle intervient de manière prédominante auprès de ses clients, les Maîtres d’Ouvrage (MOA), en tant que Maître d’Œuvre (MOE) ou en Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO). Ces professionnels offrent une gamme de services, tels que des études techniques de faisabilité et de conception jusqu’à la gestion complète de projets d’exécution, incluant la planification, les achats, la gestion de la sécurité, et même l’exploitation ou la maintenance d’infrastructures en gestion déléguée.

Quelles sont les principales tendances qui impactent les métiers et compétences ?

L’étude montre que d’ici 2030, l’ingénierie de la construction sera incontestablement redéfinie par quatre forces majeures, façonnant l’avenir des emplois, des métiers, et des compétences dans le secteur. Ces évolutions sont regroupées autour de quatre grandes tendances :
* la transition environnementale ;
* la transition numérique ;
* les changements réglementaires ;
* les évolutions du marché de la construction.

Chacune de ces tendances exerce un impact plus ou moins fort sur les métiers, propulsant des domaines innovants tels que le smart building, les solutions numériques, l’intelligence artificielle, l’ingénierie collaborative, ou encore l’éco-conception d’ouvrages.

Au-delà de ces enjeux prégnants, l’ingénierie se heurte à un défi majeur : une méconnaissance persistante de ses activités et de ses métiers chez les étudiants en filières scientifiques, entravant ainsi leur orientation vers ce secteur. De plus, le vivier de jeunes diplômés (environ 5 000 à 7 000 titulaires de diplômes de bac+3 à bac+5) demeure insuffisant pour répondre à la demande en emplois projetée d’ici 2030.

Comment l’étude préconise-t-elle de relever ces défis?

Face à ces constats, l’étude propose huit recommandations stratégiques, articulées autour de quatre enjeux majeurs :
* Stimuler l’intérêt des étudiants en filières scientifiques pour l’ingénierie de construction et d’aménagement ;
* Diversifier les sources de recrutement dans le secteur de l’ingénierie de construction et d’aménagement ;
* Promouvoir la formation des professionnels du secteur, en mettant particulièrement l’accent sur les compétences liées à la transition environnementale ;
* Sensibiliser les entreprises du secteur à l’urgence d’adopter et de former leur personnel aux compétences numériques.

L’étude et ses livrables sont ICI

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